Cinéma, Court métrage

Cycle Les Naufragés - projection dans le cadre du festival "Le jour le plus court"

Peu importe la saison, le temps qu'il fait, nous les croisons, de jour comme de nuit. Ils peuplent nos rues, notre quotidien et nos moments de vie. 

Le Centre Culturel Bruegel a choisi de mettre en lumière les sans-abri en leur consacrant un cycle.

Du 14 décembre 2016 au 28 janvier 2017, venez découvrir "Les Naufragés", un cycle alliant théâtre, cinéma et photo.

Le mercredi 21 décembre à 19h30, le CCB vous invite à découvrir sept courts métrages axés sur cette thématique et que nous avons spécialement sélectionnés pour vous dans le cadre du festival "Le jour le plus court". 

"Le barbier" de Julie Decarpentries - 20'
Depuis cent trente ans, l’Accueil Bonneau héberge, nourrit et soutient ceux et celles qui vivent dans la rue. Parmi les dizaines de bénévoles qui y œuvrent, se trouve Roger, un barbier qui, en trois coups de ciseaux, rafraîchit les nuques et redonne un peu de dignité aux sans-abri qui défilent sur son fauteuil depuis des décennies. Destins brisés que l’on évoque à demi-mot, solidarité muette et pudeur masculine.

"Lost and found" de Antje Van Wichelen - 10'
Une nuit d’hiver à Bruxelles. Une femme est couchée dans un trou d’un mur délabré. Ses frissons envoient des ondes qui sont captées par les gants perdus. Des quatre coins de la ville, les gants se rassemblent. Animation brillante. Vision peu habituelle de Bruxelles, capitale de l’Europe.

"Osez la macédoine" de Guérin Van de Vorst - 18'
“Osez la Macédoine” c'est la rencontre improbable entre Dany, une pick pocket caractérielle et Cristian, un immigré clandestin. C'est une histoire de bébé qui hurle, de vols de sacs à main, et de trains qui ravagent tout sur leurs passages.

"A l'arraché" d'Emmanuelle Nicot - 20'
Raïssa et Alio entretiennent une puissante amitié. Partageant la même chambre dans un foyer d'accueil depuis plusieurs années, quelle n'est pas la surprise de Raïssa lorsqu'elle découvre qu'Alio a brusquement quitté les lieux sans la prévenir. La retrouvant dans une situation compliquée, Raïssa prend les devants afin de remettre de l'ordre dans la vie de son amie.

"Estate" de Ronny Trocker - 8'
Le film se fige dans l’instant d’une photographie célèbre pour en explorer le possible hors-champ et se plonger dans l’instant que vit le naufragé. Pour cet homme ce bout de plage est encore un obstacle à franchir comme tant d’autres, surmontés et à venir : Le désert, la mer, les secouristes, les forces de l’ordre, les centres d’accueil. Face à cette perspective incalculable, il pourrait choisir, une fois encore, de s’enfuir.

"Dormir au chaud" de Pierre Duculot - 26'
Un petit village, au milieu de l’hiver. C’est là qu’échoue Sandrine, jeune SDF urbaine en bout de course, qui cherche simplement un endroit où dormir, reprendre des forces, sans qu’on lui pose de questions. Ce havre, elle va le trouver chez Marthe, une vieille dame seule depuis trop longtemps.

"L'argent des pauvres" de Charlotte Randour - 23'
Rue de la Fraternité. 13 ares de jardin côté sud. Au pied du terril. Une ancienne ferme délabrée en deux maisons mitoyennes. Sans savoir, la plupart disent : "Ces gens-là, c'est des baraquis".Chez ces gens-là, y a pas le confort moderne mais ils vous disent : "Bienvenue". Une femme de 59 ans et son plus jeune fils. Et à côté, une bande d'ados, les amis du fils, qui y a son QG. Quand on manque d'argent eu égard à ses charges, pourquoi, si on y a droit, ne pas faire ce qui est proposé à la majorité des pauvres : louer une maison sociale ?

A découvrir également durant "Les Naufragés", les pièces "L'odeur" de Rémi Pons du 14 au 17 décembre 2016 ainsi que "J'ai faim" de Jean-Pierre Dopagne du 12 au 28 janvier 2017.


La séance comprend les sept courts métrages.